LASER: types de peau, contre indications

Le laser de dépilation cible la mélanine du poil pour le détruire… afin d’éviter de bruler la peau qui contient aussi de la mélanine, une classication selon le phototype est utilisée. Le phototype correspond au classement de la peau selon sa réaction à l’exposition solaire. Afin d’adapter les réglages de la machine laser à votre type de peau, il est habituel d’utiliser la classification de Fitzpatrick. Les lasers alexandrite sont contre indiqués pour les phototypes 5 et 6, il faut utiliser les lasers diode ou mieux, un laser Nd-Yag. Les contre-indications les plus fréquentes sont la présence d’un tatouage, le bronzage et l’utilisation de substance photosensibilisantes.

 

Les types de peaux :

 

Phototype 1 : Regroupe ceux qui brûlent, mais ne bronzent pas (albinos, roux et blonds pâles avec yeux clairs ou foncés).

Phototype 2 : Regroupe ceux qui brûlent toujours et bronzent avec difficulté (blonds aux yeux clairs, parfois individus avec cheveux et yeux foncés, mais peau laiteuse).

Phototype 3 : Regroupe ceux qui brûlent, mais qui finissent par bien bronzer (châtains ou bruns avec yeux foncés, plus rarement blonds aux yeux bleus).

Phototype 4 : Correspond à ceux qui bronzent sans jamais brûler (cheveux et yeux bruns avec la peau mate).

Phototype 5 : Regroupe les Asiatiques mats, les Méditerranéens et les métis.

Phototype 6 : Regroupe les Noirs d’Afrique et d’Amérique, les Aborigènes australiens et les Indiens du sud de l’Inde

 

Les contre-indications :

 

– absence de mélanine dans le poil : les poils blancs ou blonds, ainsi que les poils roux, qui contiennent une mélanine différente ;

– les troubles de la cicatrisation : le risque de brûlure existe, même si le médecin prend toutes les précautions nécessaires… une cicatrisation anormale, en cas de brûlure, laissera donc une trace plus importante ;

– diabète non équilibré : risques de retard de cicatrisation et d’infection en cas de brûlure… il vaut mieux retarder le traitement laser ;

– troubles de l’immunité (et médicaments immuno-suppresseurs) à cause des risques majorés d’infection en cas de brûlure ;

– infections cutanées en cours sur les zones à traiter… même raison ;

– prise de substances  ou médicaments photosensibilisants qui augmentent la sensibilité de la peau à la lumière (produits de bronzage, carotène, compléments alimentaires, autobronzants, certains antibiotiques) et risquent de provoquer des brûlures même avec un réglage du laser adapté au phototype du patient ;

– certaines formes d’épilepsie déclenchée par les flash lumineux ;

– la présence d’un tatouage sur la zone à dépiler, qui peut provoquer des brûlures et une détérioration du dessin ;

– un antécédent de mélanome ;

– certaines maladies de peau pouvant être aggravées par la lumière :

  • les porphyries
  • la pellagre et les troubles du métabolisme du tryptophane
  • les lucites
  • l'urticaire solaire
  • la dermatite actinique chronique
  • les photodermatoses printanières
  • le prurigo actinique
  • la phénylcétonurie
  • le xeroderma pigmentosum
  • quelques maladies génétiques rares
  • Le lupus
  • Les pemphigus et les pemphigoïdes
  • L'érythème polymorphe
  • L'herpès
  • Certaines dermatoses virales
  • Le psoriasis
  • Le pityriasis rubra
  • La dermatite atopique

 

– les grains de beauté ne sont pas une contre-indication, ils seront masqués par le médecin pour les plus gros au moyen d’un crayon blanc.

 

Enfin, comme souvent en médecine et toujours en médecine esthétique, par principe de précaution, la femme enceinte et allaitante se verra proposer d’attendre la fin de sa grossesse/allaitement pour traiter ses zones pileuses.