LASER: techniques d’épilation

Le principe de l’épilation repose sur la capacité du rayon laser (de longueur d’onde adaptée) à se concentrer préférentiellement dans le poil en ciblant la mélanine. Cet apport d’énergie lumineuse dans le poil et jusqu’au bulbe pileux provoque son échauffement et sa destruction. Il n’y a alors plus de repousse possible. Seulement 20% des bulbes sont actifs et contiennent de la mélanine, ce qui explique qu’il faille 4 à 6 séances pour obtenir le résultat définitif, d’où le terme de « dépilation progressivement définitive ».

Il existe plusieurs type d’appareils capables de dépiler les poils : les lasers (Alexandrite, Nd-Yag, Diode) et les appareils à lumière pulsée (IPL) appelés aussi « lampes Flash ». Le plus efficace est le laser alexandrite, sauf sur peau noire.

Physiologie du poil :

Seuls les poils en phase de croissance, dite phase « anagène » peuvent être définitivement détruits, par destruction de leur bulbe.
C’est lorsque le bulbe sécrète le poil qu’il contient de la mélanine et qu’il peut donc être chauffé et détruit par le rayonnement Laser.
Les autres poils seront détruits mais repousseront et c’est lors de leur phase « anagène » qu’il faudra les traiter.
Dans les autres phase (télogène/catagène), le bulbe contient peu ou plus de mélanine et il ne pourra donc plus être détruit.
Il sera éventuellement chauffé et blessé, un poil repoussera alors plus tardivement, et sera plus fin et plus clair. Il faudra alors plus d’énergie pour le détruire (le bulbe contenant moins de mélanine).
Cela explique qu’il faille augmenter la puissance du Laser au gré des séances, en tenant compte de la tolérance de la peau, pour arriver à traiter cette pilosité de plus en plus claire et fine.

On estime en moyenne à 20% les poils en phase anagène, en fonction de la zone.
Il faudra donc environ 4 à 6 séances pour réussir à traiter tous les poils lors de cette phase cyclique.

-> % de poils en phase anagène selon la localisation, et durée de la phase de repos (phase télogène):

Précautions avant le traitement Laser:

Il ne faut plus épiler mécaniquement (cire, pince etc) la zone à traiter, mais le rasage ne pose pas de problème. En effet, à chaque fois que l’on arrache un poil en phase de croissance (anagène), on blesse le bulbe, lequel finira à la longue par rester en phase de repos beaucoup plus longtemps. Ensuite le poil repoussera, mais sera plus fin.
Le traitement Laser sera donc moins efficace.
On pense à tort que le rasage stimule le poil mais cela est -presque- inexact. Avec le rasage, la pilosité est dans son stade naturel. En revanche, avec l’épilation mécanique, à force de blesser les bulbes, la pilosité est inhibée (moins dense, plus claire, plus fine). La

Les zones réceptives et les zones résistantes :

Certaines zones résistent au laser, nécessitant un nombre plus élevé de séances, voir exposant aux risques de stimulation pilleuse (le duvet se transforme en poils).

On retrouve ces zones au niveau de l’ovale du visage, le cou, le front, les aréoles des seins, les flancs, le sternum chez la femme, le haut des cuisses et en général toutes les zones non poilues mais pourvues d’un fin duvet.

L’épilation des lèvres, menton, favoris, maillot, aisselles, demi jambes, de la ligne ombilicale, des bras et le dos chez l’homme donnent de très bon résultats.

Le nombre de séances reste variable d’un individu à un autre, fonction de sa peau et de sa pilosité.

Le nombre de séances est indicatif car il est quasi impossible de prévoir exactement le délai d’obtention du résultat final.

Certaines personnes nécessitent des retouches tardives.

Les différents types d’appareil :

Les lasers à alexandrite :

La mélanine, qui est la cible préférentielle de ces lasers de longueur d’onde 755 nm, est présente en grande quantité dans le poil brun mais aussi dans la peau.

Afin de cibler la mélanine du poil sans atteindre celle de la peau, le « contraste » entre le poil et la peau doit être le plus important possible, permettant une efficacité accrue.

Les poils trop clairs, roux ou blanc ne contiennent pas de mélanine foncée et sont donc résistant au laser.

Ces lasers sont parmi les plus efficaces pour l’épilation, les poils sont « vaporisés » lors de la séance, mais seules les peaux claires à intermédiaires et non bronzées peuvent en bénéficier.

On peut aussi traiter avec ces même laser les lésions pigmentaires comme les taches café au lait.

Les laser Nd-Yag :

Les peaux très mates et noires entrent en concurrence avec la mélanine du poil et nécessitent donc un procédé différent, avec une autre longueur d’onde laser

On utilise alors les laser Nd-Yag à 1064 nm, dont l’affinité pour la mélanine est moindre et seul le poil très foncé sera ciblé.

Ces lasers peuvent donc convenir à tous type de peaux, mais sont les seuls sans danger pour les peaux foncées ou bronzées. En revanche ils sont plus douloureux et moins efficaces sur peau  claire.

Ces lasers ont aussi des indications dans les traitements de varicosités et le photorajeunissement.

Les lasers à diode :

Ils peuvent convenir à tous types de peau, ils sont cependant plus douloureux et nécessitent plus de séances pour traiter une zone que les deux autres types de lasers.

Les lampes flash ou IPL (Lumière Pulsée Intense) :

Ce ne sont pas des lasers, mais la source d’énergie est aussi lumineuse.

Il existe deux catégories de machines : avec ou sans marquage CE médical.

Les lampes flash destinées aux esthéticiennes n’ont en général pas de marquage CE médical, ce qui peut les rendre soit dangereuses, soit inefficaces.

Les lampes marquées CE médical sont de qualité et sont exclusivement destinées aux médecins.

Dans tous les cas et quelle que soit la catégorie de machine IPL, l’activité d’épilation au moyen de lampe flash par une esthéticienne est interdite par la loi et considérée comme exercice illégal de la médecine….

Les appareil à lumière pulsée ont une efficacité moindre comparé au laser alexandrite.

Source : www.medecin-laseriste.com